Projet de loi du médiateur : la polémique est relancée par onze sénateurs qui dénoncent un déséquilibre des mesures en faveur des taxis, majoritaires à la Chambre des métiers et de l’artisanat.

Le projet de loi déposé par Laurent Grandguillaume, médiateur du gouvernement autour des tensions entre VTC et Taxis, pourrait bien avoir l’effet opposé à celui attendu : tandis que les députés sont favorables au texte, un groupe de onze sénateurs menace de relancer la polémique. Une escalade qui porterait le débat dans la scène politique, puisque les onze rebelles appartiennent tous au parti Les Républicains ou aux centristes. Selon eux, le projet de conciliation est bien trop favorable aux taxis : contrairement à ce qui est affiché, il risque de casser la dynamique du secteur VTC et mettre à mal tout un pan de l’économie numérique. Les critiques portent principalement sur le nouvel examen d’admission des chauffeurs VTC :

• Le programme et l’épreuve sont placés sous le contrôle des taxis, largement majoritaires à la Chambre des métiers.

• le nombre de nouveaux chauffeurs VTC est bridé par le faible nombre de sessions d’examens.

• Certaines questions de culture générale sont éliminatoires, comme celle sur «la formule du binôme» ou «l’époque victorienne»…

• La formation de 250 heures est plus longue que celle d’un pilote d’hélicoptère.

Les sénateurs s’inquiètent également du nombre d’emplois directement menacés par les propositions de Laurent Grandguillaume. En effet, seul un nouveau modèle économique a déjà permis au secteur de créer 10.000 nouveaux emplois ces trois dernières années.

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