Ils étudient le projet de loi qui a pour but de réguler l’activité des VTC

Uber a lancé le site laisseznousavancer.fr, alors que ses concurrents comme Chauffeur-Privé, ou Snapcar ont préféré une pétition. Les plateformes VTC ont décidé de jouer leur dernière carte pour bloquer le projet de loi Grandguillaume qui vise à contrôler le marché.
Les plateformes ont déjà eu de leur côté onze sénateurs de droite et du centre : Gérard Longuet, Cyril Pellevat (Les Républicains) ou encore Jean-Marie Bockel à l’UDI critiquent une proposition bloquant, selon eux, ce marché qui est “en plein essor”. Un constat partagé par la profession, Yanis Kiansky PDG d’Allocab, qui met en garde sur un projet de loi susceptible de « détruire un pan de l’économie française ».

Concernant les LOTI et la formation

Depuis le dépôt du projet de loi et ces quelques derniers mois, il est question de 2 points très forts et qui doivent être éclaircis : le statut LOTI et la formation de chauffeur VTC. Selon Jean-Jacques Augier, ancien president, « près de la moitié des 15 000 chauffeurs » sont sous statut LOTI.

Il faut dire qu’il comporte de multiples avantages. Ce statut permet de suivre une formation plus courte, moins onéreuse et oblige les conducteurs à prendre au moins deux passagers à bord. Cette dernière condition est biensure rarement respectée.
Le projet de loi a pour but de limiter l’octroi de ce statut aux véhicules de plus de dix places dans les grandes agglomérations. Mais aussi en créant un « tronc commun » pour les VTC et les taxis. Les chambres des métiers et de l’artisanat auront pour mission de faire passer les examens.
“Le choix fait bondir les dirigeants des plateformes VTC”

Qu’en pensent les chauffeurs ?

Ils sont favorables au projet de loi ! Yanis Kiansky s’inquiète de son côté de la mise en place d’un volet pratique à l’examen. « Cela va compliquer encore l’accès à la profession », s’étrangle-t-il.
Les mesures qui seraient appliquées auraient selon lui de réelles conséquences sur le marché. « Dégradation de la qualité de service liée à la réduction de la main-d’oeuvre disponible, augmentation des prix du fait de la raréfaction de l’offre et avantage pour Uber qui ne paye pas d’impôts au détriment des entreprises françaises », prédit Jean-Jacques Augier.
Les organisations de chauffeurs VTC s’opposent à ces arguments et sont favorables au texte de loi. Sayah Baaroun, secrétaire général de l’Unsa SCP-VTC (premier syndicat de chauffeurs de VTC), se félicite ainsi de la volonté du gouvernement de mettre en place « une formation très qualifiante ».
Sayah Baaroun explique que « La création d’un observatoire national du secteur va aussi permettre de mettre le doigt sur la véritable situation des chauffeurs VTC et battre en brèche leurs estimations erronées sur nos salaires. Les plateformes vont également devoir désormais discuter avec nous comme de vrais partenaires et non plus de donneurs d’ordre ».

Nous en saurons certainement plus en fin de journée, concernant les décisions prises par les sénateurs.

LAISSER UN COMMENTAIRE